Possibilité de faire des dons

De nombreuses personnes, enthousiasmées par les projets de broderie, demandaient ces dernières années s’il y avait possibilité de faire des dons. Ce geste généreux n’était pourtant pas possible dans le cadre directe du projet car l’argent de la vente des broderies doit, selon la loi, pourvoir à tous les frais (en très grande partie les salaires des brodeuses).
Depuis, au printemps 2012, la DAI a voté, à ma demande l’ouverture d‘un compte pour des dons, avec l‘abréviation SNH (Sticknothilfe = brodeuses en difficulté). De nombreuses brodeuses sont en grande difficulté financière et ne peuvent pas équilibrer cette situation avec leur salaire de brodeuse. Actuellement, ce sont 5 familles de brodeuses (toutes veuves) qui sont soutenues avec un montant correspondant à 10€/mois et par membre. (Vous en apprenez plus sur ce thème dans le 6ème récit de voyage).
La seule brodeuse, qui après la fin de sa scolarité* avait réussi l’examen pour rentrer à l’équivalent de l’IUFM, a été soutenue financièrement avec 30€/mois par ce fond pendant ses 2 années d’études. Il s‘agissait de l’aider à payer les allers-retours journaliers en rickshaw (sorte de taxi) à Tsharikar pour se rendre à la faculté ainsi que de l’aider à pourvoir aux achats de livres d‘études. *Pendant toutes ses années d‘écolière, elle avait été prise en charge par un programme de parrainage d’enfants de notre association la DAI. Vous pouvez trouver plus d’informations sur ce sujet sur le site de l’association DAI (site en allemand).
Il a été officiellement annoncé aux brodeuses que toutes celles qui feraient elles-mêmes des études supérieures ou toute mère brodeuse dont la fille ferait des études supérieures, seraient soutenues financièrement à raison de 30€/mois.
Malheureusement elles sont encore nombreuses, d’une part à ne pas aller jusqu’au bout de leur scolarité car le père ne les y autorise pas (la majorité ne poursuit pas au-delà du primaire) et d’autre part lorsque cela a été le cas, à ne pas poursuivre des études. L’attrait financier ne serait en fait pas la solution pour les étudiantes potentielles en vue de les motiver à mieux réussir en fin de cycle scolaire pour avoir plus de chance de réussir ensuite les examens d’entrée à la faculté. Ce n’est pas ainsi qu’on peut surmonter les barrières ; il serait tout d’abord nécessaire que le point de vue des pères évolue de façon radicale et que parallèlement les filles apprennent à cultiver un esprit de combattante renforcé par beaucoup de patience. C’est seulement après ces changements, que notre proposition de soutien financier pourrait jouer un rôle dans la mosaïque des critères de succès pour une éducation d’étudiante. On peut espérer que les prochaines années verront de plus en plus d’étudiantes parmi nos brodeuses qui se rendront à l’université proche de Tsharikar, éloignée de 12 Km.